BEHAR

Un résumé de la Paracha Behar  

  Par le Dr Michel Bensoussan

Lorsque Moïse était encore au mont (=BEHAR) Sinaï, D'ieu lui a transmis les lois que le peuple devra appliquer dès son entrée en terre d'Israël. Il faut que la majorité du peuple juif se trouve sur sa terre pour que ces lois soient appliquées. En attendant (c'est le cas encore aujourd'hui) nous les pratiquons quand même, à un degré moindre, par décret rabbinique. (En attendant…!)

Première montée : Une année sur sept, la terre devra se reposer. C'est la  Shemita. Il est alors interdit de travailler la terre et de l'utiliser à des fins commerciales, tous les fruits doivent cesser d'être considérés comme des « produits » commerciaux, cosmétiques ou médicaux. L'essentiel sera au contraire un retour, que l'on qualifierait aujourd'hui de « hautement écologique ». Il faut, en fait, réapprendre à manger correctement, redonner à la terre sa fonction naturelle sans la « dénaturer » ! Après sept cycles de Shemita, la cinquantième année est aussi particulière : c'est le Yovel, le jubilé. Chaque parcelle de terre retrouve son propriétaire d'origine. En plus de la liberté de la terre, toutes les contraintes économiques et sociales sont abolies. C'est une année de grande libération pour tous et pour tout. (Aujourd'hui, nous n'avons pas encore commencé à compter les cinquante années du Yovel car la majorité du peuple juif n'est pas encore sur sa terre).

Deuxième montée : Une loi pratique découle de ce qui vient d'être enseigné : une terre ne devra être vendue qu'en fonction du nombre d'années restantes jusqu'au Yovel, puisqu'elle retournera alors à son propriétaire. On n'achète donc jamais une terre à perpétuité.

Troisième montée : Autre conséquence possible : certaines personnes pourraient craindre ne plus avoir à manger la septième et la huitième année, étant donnée que la terre ne sera pas travaillée pendant la Shemita ! D'ieu promet alors que la sixième année donnera une récolte suffisamment abondante pour les trois années suivantes !

Quatrième montée : Il est interdit de vendre sa terre (la parcelle reçue en héritage depuis le partage à l'époque de Josué), à moins que le propriétaire ne se soit appauvri. Mais même dans ce cas il doit garder une partie de son champ. Un proche parent pourra, en attendant le Yovel, racheter (littéralement « délivrer ») pour lui la terre vendue

Cinquième montée : Une exception à cette règle est cependant prévue: certaines villes avaient une valeur stratégique et elles étaient la cible d'attaques ennemies. Pour inciter leur peuplement, on promit à l'acquéreur d'un tel terrain, qu'il ne serait pas obligé de le revendre à son propriétaire d'origine après une année. Pendant cette année seulement, la terre pourra être rachetée (délivrée). Après cette année, il sera donc assuré d'en profiter  perpétuellement, même après le Yovel !! Il y a obligation de prêter de l'argent à celui qui est en difficulté. Ce prêt doit être gratuit, sans aucun intérêt. Comme la terre et ses fruits, l'argent ne doit pas être un moyen de pression sociale ou économique. Tout appartient à D'ieu, et nous devons nous servir des biens de ce monde à bon escient.

Sixième montée : Au sein de la société d'Israël, le statut d'indépendant est celui qui garantit la liberté de l'homme. Cependant, certaines personnes peuvent se trouver en situation difficile et devenir salariés. Dans ce cas, il ne faudra pas que le patron profite de la situation pour les avilir. En tout cas, au Yovel, tous ces statuts sont abolis pour permettre à tous de repartir sur des bases saines.

Septième montée : Un Juif qui se vendra à un goy devra être racheté au plus tôt, par ses proches parents. En tout cas, tout achat se fait en calculant le nombre d'années restantes avant le Yovel. Ces années seront considérées, en fait, comme une location ou un salariat, puisqu'au Yovel tout est remis à zéro. Ainsi, le principe de liberté est au cœur du service divin. C'est dans ce but qu'Il nous a sortis d'Égypte. Être esclave de D'ieu c'est être vraiment libre.

BEHAR

Par Michel Bensoussan

Pour la radio kol israel en français le 14-05-09

Une des mitsvots rencontrée dans nos parachiot c'est  la shemitah:

L'année de jachère, l'année sabbatique, que l'on a vécue par exemple, l'année dernière.

Pour simplifier  la compréhension de cet ensemble de lois, nous pouvons dire qu’il s'agit de deux grands principes:

  • Le premier est que la terre d’israel doit “se reposer” de tout travail agricole entrepris par son propriétaire juif, et ce, pendant une année, tous les sept ans .C’est le” shabbat” de la terre.
  • Le second principe est que les fruits de cette année ne peuvent servir qu’a  une seule chose: être mangés!

Ils ne pourront donc pas servir  par exemple à faire des médicaments. Mais surtout,  Ils ne peuvent devenir des “produits commerciaux”! On ne peut donc pas les vendre. Ils appartiennent a tous. Chacun peut les cueillir et les consommer

Le principe est qu’ils doivent retrouver aux yeux de l’homme, leur  fonction naturelle.

De la découle aussi une redistribution plus équitable de la nourriture entre les hommes

Ainsi, ces deux principes de base, invite l’homme a reconsidérer son rapport a la terre et a ses fruits, en les débarrassant de toutes les utilisations  secondaires  que sa course vers l’utile, ou le profitable, leur a attribue.

Une tomate doit redevenir une tomate!

Et non plus un “produit”  commercial, cosmétique ou autre.

La terre elle même, doit redevenir la terre.

Et non plus un “ terrain” qui a  rendement ou qui fait l’objet de transactions économiques, ou sociales.

C’est donc un retour que l’on qualifierai aujourd'hui de hautement  écologique qui est demande a l’homme

Il n’est pas question d’en conclure que le commerce des fruits ou de la terre soit interdit tout le temps!

Pour manger une tomate, il faut bien qu’un agriculteur se donne la peine de la faire pousser, que son travail soit  pleinement rétribué  et qu’il me la vende. C’est d'ailleurs ce qu’il est recommande de faire durant la majorité du temps, a savoir pendant  6 années. Mais justement, pendant ces 6 année, ce qui intéresse la thorah, semble t-il, c’est la qualité du rapport de l’homme a ce travail. son rapport a la terre, aux fruits, au  monde qui l’entoure, et a ces concitoyens .Le fait qu’il devienne “un consommateur”, sa course  vers le profit immédiat, toutes ces petites choses de la vie quotidienne,   demandent en réalité a être   réévaluées et ressourcées en permanence.

Hé bien, ce sera justement cela, la véritable fonction de la chemita, tous les 7 ans et du yovel, tous les 50 ans.

De la même façon, que le chabbat nous permet de “ mieux   travailler” pendant la semaine en nous faisant prendre du recule vis a vis de ce travail. La chemita a  pour but  de nous réapprendre a manger, nous réapprendre a cultiver notre champs, a réajuster nos comportements vis a vis de la terre e, de ses fruits et des autres hommes.

Deux mille ans d'exile, nous ont  malheureusement déforme, limité, ces lois en "restriction alimentaire".Comme il était interdit de consommer cette année la, des fruits provenant d'israel, La chemita est devenue pour le judaïsme d'exile, un problème de cacheroute. Alors que son but principal est de réajuster les rapports écologiques et sociaux!

Espérons donc, que dans notre société de consommation ou la nature et le souci de l'autre, sont devenus  les parents pauvres de notre système global, nous trouvions, tous ensemble, le temps et le plaisir  de mieux comprendre ces belles lois  pour mieux les mettre en pratique. Il ne nous reste plus que  six ans avant la prochaine!

Chabat chalom.

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